Savoir dire non

femme qui crie car elle a trop de dossier

Saviez-vous que dire que votre capacité à dire non peut transformer votre organisation ?
Que cela peut même rendre service à votre entreprise. Vous ne me croyez pas ?

Au cours du mois qui vient de s’écouler, combien de fois avez-vous dit non à votre à votre manager, à un responsable hiérarchique ou à vos collègues ?

Combien de fois avez-vous osé affirmer que cette demande ne vous concernait pas, qu’elle était irréalisable ou saugrenue ou tout simplement que vous n’aviez pas le temps de le faire ? Alors, combien ?

Si la réponse était plus d’une,  je vous félicite, ce n’est finalement pas si courant que ça.
Si par contre, vous n’avez pas pu retrouver d’exemple où vous auriez dit non, je vous invite à lire la suite.

Parce que savoir dire non peut vraiment vous faciliter la vie et transformer votre gestion des priorités.

 

Une femme avec beaucoup de livres ouverts qui a l'ai perdu

Une image vaut mille mots

Imaginons un manager qui a tendance à s’éparpiller.

Il demande régulièrement à d’autres collaborateurs qui ne sont pas sous sa responsabilité de traiter en urgence des dossiers qui ne les concernent pas. Certains de ces dossiers sont parfois en souffrance depuis plusieurs mois.

Que se passe t’il si les collaborateurs disent oui ? Ils sortent de l’organisation qui a été pensée pour eux à l’origine. 

Ils vont réaliser cette tâche, en plus des autres qu’ils ont à faire, sur un temps qu’ils auraient dû consacrer à atteindre d’autres objectifs. 

Ce genre de choses n’arrive jamais…. Cet exemple est pourtant tiré d’une situation que j’ai vécu.

J’ai vu à l’époque d’anciens collègues se mettre en difficulté pour ne pas avoir à refuser les demandes en question et pour certains, rapporter des dossiers chez eux le week-end.

Lorsque mon tour est arrivé, j’ai dit non après avoir analysé la situation.

Je l’ai fait mon 2ème jour de présence dans l’entreprise. 

Le manager en question occupait la position de numéro 2 de la boite dans laquelle je venais d’être recruté.

Je ne l’ai jamais regretté.

J’ai pu poursuivre sereinement les missions pour lesquelles j’avais été embauché.

J’ai prévenu mon manager direct en expliquant les raisons de mon refus. 

Ce dernier m’a dit que j’avais eu raison de le faire.

Un homme heureux leve ses poings

Interrogez-vous, c'est la clé !

Vous pourriez me dire c’est bien beau tout ça ! Finalement, dire non ce n’est pas si simple. 
Vous n’auriez pas totalement tort…
Surtout lorsque la demande provient de votre manager direct, le même qui sera chargé de vous évaluer…

La prochaine fois qu’une demande urgente ou imprévue arrive, posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que j’ai le temps de faire ce que cette personne me demande ?
  • Est-ce que réaliser cette tâche me permet de poursuivre mes objectifs ?
  • Est ce qu’elle fait partie des raisons pour lesquelles j’ai été recruté ?
  • Si j’accepte, est ce que je risque de me désorganiser, de retarder d’autres dossiers prioritaires qui sont importants pour moi ?
  • Depuis combien de temps ce dossier présenté comme urgent est-il en attente ?

 

La dernière question est importante. Sous la pression hiérarchique ou pour d’autres raisons plus complexes, certains projets peuvent devenir très urgents du jour au lendemain avant de retomber dans l’anonymat le plus complet les semaines suivantes, pour finalement ne jamais aboutir.

Apprendre à les repérer vous permettra d’éviter de dilapider votre énergie et votre temps qui sont précieux. Cela vous permettra de vous concentrer sur ce qui est vraiment important pour vous.

La peur du rejet derrière le non

A ce stade, il vous reste deux questions essentielles :

  • Que risque t’il de se passer si je refuse (de quoi ai-je peur si je dis non) ?
  • Est-ce que je suis prêt à assumer les conséquences de mon refus.

Je pense que c’est vous à de savoir ce que vous êtes prêt à assumer ou pas. Mais je reste persuadé que si vous êtes capable d’argumenter votre refus, de proposer, lorsque c’est possible de faire ce que l’on vous demande dans un délai plus respectueux de votre organisation, vous pourriez être surpris de la réaction de votre interlocuteur. Au mieux, il sera compréhensif vis à vis de votre refus et au pire vous aurez au moins ouvert le dialogue sur votre gestion des priorités.

Oui, vous pouvez tomber sur quelqu’un qui refusera de lâcher prise, vous forcera la main ou encore vous fera payer votre refus. Oui, c’est le risque !

Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle car apprendre à dire non, c’est aussi vous autoriser à respecter vos propres priorités, celles qui vous permettront d’atteindre les objectifs qui vous ont été fixés.

J’ai souvent appliqué cette façon d’analyser les demandes et comme je l’ai écrit plus haut, je ne l’ai jamais regretté.

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QUI SUIS-JE ?

Spécialiste pendant 15 ans des fonctions transverses en entreprise.

J’ai choisi en 2020 de créer ma structure afin d’accompagner les étudiants et les salariés dans le développement de leurs compétences.

Je mets ma connaissance de l'entreprise et mes compétences pédagogiques au service des organismes de formations, des écoles et des organisations publiques ou privées.

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